| Article du 3 février 2004 | ||
Internet tue le CD-Audio |
||
Le CD s’achète maintenant dans les supermarchés, dans les kiosques et les «shops», bientôt à la sortie des pissoirs publics. . Certains distributeurs ont un choix acceptable, une majorité se limitant cependant aux tubes du moment. C’est que gérer un stock à faible rotation est devenu financièrement insupportable. Heureusement, il y a aussi internet qui permet l’achat en ligne d’un très vaste inventaire musical. Le leader actuel est www.amazon.fr, un site interactif très sophistiqué permettant de commander les CD des oeuvres musicales désirées, mais également tout ce qui sort dans le domaine du DVD. La mauvaise surprise peut arriver lorsque l’on veut écouter le CD commandé. En effet, pour lutter contre les actes de piraterie informatique commises sur www.kazaa.com et consistant à télécharger illégalement des œuvres musicales, les majors de l’industrie du disque, complètement dépassés par le phénomène, se sont mis à violer le standard CDDA(compact disc digital audio) en y introduisant des «verrous» de protection. Ainsi, votre autoradio risque bien de ne plus pouvoir lire les CD équipés d’une limitation à la copie numérique. Idem pour vos lecteurs et baladeurs âgés de plus de 3 ans. L’écoute sera possible sur PC grâce à des logiciels de lecture propriétaires intégrés aux CD, mais beaucoup plus hasardeuse sur Mac et Linux. Impossible également de «ripper» les nouveaux CD pour les convertir en fichiers MP3. L’obstacle est de taille lorsqu’on observe l’explosion des marchés des baladeurs MP3, PDA et téléphones portables prévus pour écouter de la musique en format MP3. Inutile également d’essayer de lire les CD actuels sur un lecteur DVD d’ancienne génération. Mais ce n’est que le début d’une évolution qui s’annonce de plus en plus chaotique. Tétanisés par les nouvelles possibilités offertes par internet de pouvoir transférer la musique en ligne, les majors de l’industrie phonographique ont complètement raté une opportunité vitale pour eux et pour les artistes qu’ils sont supposés protéger et commercialiser, celle de définir les normes et de gérer les règles de la distribution de la musique en ligne. Dans cette brèche laissée ouverte, de nombreux nouveaux acteurs
se sont engouffrés. Parmi eux, MacIntosh avec
iTunes,
OD2
choisi en France par MSN, Tiscali, Wanadoo, Ala Page et la Fnac,
Universal Music On Line avec
www.e-compil.fr,
EMI, Universal, Warner et plusieurs labels indépendants avec
VirginMega.
Petit espoir en vue. Il est à souhaiter que la mort du CD-Audio profite à l’éclosion du tout récent DVD-Audio. Une qualité sonore bien supérieure au CD, un son émanant de 5 +1 canaux (ou même 7+1), lisible sur les lecteurs DVD des « Home Cinema » de plus en plus populaires, une immersion musicale qui promet de grands frissons de bonheur. |
||
|
||
|