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C’est exceptionnel depuis
quelques semaines, les yeux du monde se tournent vers la Suisse non pas pour
observer les errances et déboires de nos instituts financiers, mais pour
découvrir des défis technologiques révolutionnaires totalement inédits. La
Suisse romande, foyer prolifique pour les scientifiques et les chercheurs du
monde entier ? Nouvelle Silicone Valley? En tout cas, ça bouge fort dans
notre contrée, avec en tête d’affiche, la mise en route du LHC, le nouveau
métro totalement automatisé du M2 à Lausanne, le projet «Solar Impuls » de
Bertrand Piccard avec l’EPFL et le tout dernier défi «hydrogéné» de Nicolas
Hayek. Des projets «haut de gamme» qui engagent les compétences les plus
pointues des scientifiques du monde entier.
Le LHC à la vitesse
de la lumière
Le LHC du CERN «Large Hadron Collider», qu’on peut traduire par «grand
collisionneur de hadrons ») est l’accélérateur de particules le plus
puissant au monde. Il a été mis en route avec succès le 10 septembre 2008.
Par ses performances énergétiques, il dépasse le «Tevatron», l’accélérateur
de particules circulaire du Fermilab à Batavia dans l'Illinois aux
Etats-Unis (www.fnal.gov). Le LHV représente même le plus grand instrument
jamais construit dans le domaine de la physique. Sans nul doute, les
résultats des premières collisions qui seront probablement déjà
expérimentées encore cette année vont faire vaciller les formules pourtant
bien établies par Einstein et ses successeurs. Ces expériences aboutiront à
une nouvelle compréhension de l’univers et repousseront les frontières du
savoir. Sans être des spécialistes de la physique, vous êtes certainement
nombreux à vouloir suivre cette aventure. Je vous recommande un site de
langue française destiné au public :
http://public.web.cern.ch/Public/Welcome-fr.html .
Le M2 à la vitesse de
l’escargot
C’est aujourd’hui qu’a
lieu l’inauguration officielle du premier métro entièrement automatisé en
Suisse. Il va fonctionner en capacité très réduite jusqu’au 22 septembre.
C’est au dernier moment, le 14 septembre) qu’il a reçu l’autorisation
d’exploitation de la part de l’Office fédéral des transports (son communiqué
de presse à
http://www.news-service.admin.ch/NSBSubscriber/message/fr/21382). Il est
vrai que les derniers mois ont été particulièrement difficiles pour les
ingénieurs et informaticiens de ce projet. Contrairement à ce que prétendent
certains politiciens locaux, ce n’est pas l’informatique qui est la cause de
ce retard, mais plutôt la planification et la programmation des conditions
de coordination du trafic des rames. Elle sont liées à des facteurs évidents
de sécurité, qui sont à l’origine du casse-tête à résoudre jusqu’au 27
octobre, date actuellement prévue pour une exploitation commerciale. Il faut
préciser que ces rames n’auront aucun conducteur et que tout le système est
géré par ordinateurs sous la supervision continue d’une équipe de
spécialistes. Sans vouloir polémiquer, il faut bien reconnaître qu’à
l’instar des propos émis par Daniel Brélaz, syndic de Lausanne (http://www.lematin.ch/fr/actu/suisse/olivier-francais-j-ai-demande-a-brelaz-de-se-taire_9-233059),
la voie unique creusée sous la gare de Lausanne et qui empêche le croisement
des trains sur deux voies séparées sur ce court trajet, ne simplifie pas le
travail des programmateurs du logiciel informatique. C’est comme si sur une
route bien fréquentée, on devait se plier à une circulation alternée!
Inutile d’être devin pour présumer que les incidents, pannes et blocages
précédant une exploitation rationnelle du M2 feront couler encore beaucoup
d’encre. Intéressant, un blogueur fribourgeois s’est amusé à dessiner
précisément le trajet du M2 et de ses gares sur Google Earth. A découvrir à
www.swiss-earth.ch. Sur le même blog, l’auteur nous fait découvrir
précisément la géolocalisation de l’anneau franco-suisse du LHC. Plus
étonnant encore, le blog nous montre l’énorme publicité du groupe industriel
Syngenta dans les champs cultivés aux abords de la piste d’aviation de
Kloten. Swiss-earth.ch, une idée originale de ce bloggeur fouineur pour nous
faire découvrir des vues aériennes surprenantes de la Suisse. | |