Journal La Gruyère

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Article du 17 février 2010

 

Gazouiller sur Twitter

RÉSEAUX SOCIAUX. Facebook rencontre un engouement très fort dans le monde, en Suisse et dans notre région.  Twitter, autre outil très populaire, trouve-t-il sa place parmi nous? Et que penser du tout nouveau Google Buzz ?

Il suffit de passer quelques minutes à rechercher des connaissances sur Facebook pour se rendre compte qu’une bonne partie des internautes de notre région se sont inscrits au plus grand réseau social actuel. Pour de nombreux petits groupes d’intérêt divers, de sociétés locales, d’associations, de politiques, de fans de …, c’est vraiment une aubaine de pouvoir jouir d’une visibilité exceptionnelle, qui aurait été totalement impossible par un simple site internet ou même par un blog. Bien que Facebook modifie souvent sa disposition de page d'accueil (elle vient de le faire il y a quelques jours), les habitués y trouvent rapidement leurs repères.

On définit Twitter (www.twitter.com ) comme un outil de raison sociale et de microbloggage, qui permet à l'abonné d'envoyer gratuitement des messages brefs, dans l'esprit des SMS, et qu'on appelle justement des tweets («gazouillis» en français). L'idée du départ de ce site, ouvert au public le 13 juillet 2006, était de permettre aux membres de décrire ce qu'ils étaient en train de faire. Et tout cela, en moins de 140 caractères. L'intention s'exprimait bien dans le premier slogan de Twitter «What are you doing?». Ce slogan s'est ensuite transformé dans l'expression «What’s happening ?», traduit en français par «Quoi de neuf?». Et c'est probablement sur ce domaine que Twitter n'a pas de pareil. En quelques minutes, il peut diffuser dans le monde entier une information inédite. C'est par Twitter que la nouvelle du tremblement de terre de l'Haïti a été diffusée en quelques minutes dans le monde. On l'imagine bien, si l'on peut diffuser rapidement et sans contrôle préalable de vrais scoops, il est tout aussi aisé de diffuser une rumeur sans fondement.

UN NOUVEAU RÉSEAU SOCIAL. Comment ça marche? On se connecte au réseau en créant un compte. Ensuite, on nous propose de nous abonner à des «followings», des personnes ou des groupes d'intérêt que l'on a choisi de suivre. Si le membre Pierre «suit» le membre «Josiane», Pierre est appelé à un «follower», tandis que Josiane est un «following» de Pierre. Contrairement à Facebook, ce réseau social est dit asymétrique. Une personne peut très bien ne choisir que très peu de «followers». Vous n’avez par exemple que cinq amis desquels vous désirez recevoir des nouvelles. Inversement, Bratt Pit peut avoir plusieurs millions de «followers» qui reçoivent systématiquement les messages émis par cette célébrité, qui elle-même n'a peut-être que quelques «followings». Twitter n'est-il en somme qu'un système de SMS élaboré ? Oui et non. Par défaut, les messages qu'on envoie sont diffusés chez tous les abonnés. Mais si j'invite Julie à partager une fondue au Fribourgeois, j’ai un avantage certain à rendre mon message privé.

Actuellement, on estime à 15 millions le nombre de membres de Twitter dans le monde. Ce n'est pas un raz-de-marée, mais on ne peut ignorer l'importance que pourrait prendre Twitter dans l'information instantanée. Certains l'ont bien compris, à l'exemple de Gruyère Tourisme ou du Gruyère AOC. Obama lui-même s’investit sur Twitter pour féliciter  en ¨moins de 140 caractères le team d’Oracle.

LE BUZZ DE GOOGLE. Si vous avez un compte Gmail, vous avez vu qu'en y accédant, Google vous incite à entrer dans son tout nouveau réseau social dénommé «Google Buzz». Son but est de partager nos mises à jour, nos vidéos, nos photos, de lancer une discussion, et même de situer géographiquement où se trouvent nos «amis», lorsqu'ils utilisent un Smartphone pour se connecter au service. On frise évidemment les limites de la sphère privée.

ADAPTÉ AU SMARTPHONE. De l’ordinateur au téléphone portable: Facebook est tout à fait utilisable sur un smartphone. Mais des outils tels que Twitter ou Google Buzz sont vraiment prédestinés à la communication de type SMS sur notre smartphone. Parce que sur un téléphone portable, on n'écrit pas un roman, mais seulement quelques signes sur l'écran tactile. Et, sur ce même appareil, on recevra 24 heures sur 24, où que l'on soit, les messages de sources choisies. Une tendance qui se confirmera durant les prochains mois.

 

Auteur:: Pierre Schwaller (Pierre.Schwaller@lyoba.ch))

Dernière mise à jour: 28.02.10


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