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TENDANCES.
Très limitée dans ses possibilités lorsqu’on utilise internet sur un poste fixe,
la reconnaissance visuelle va devenir l’un des enjeux majeurs de l’internet
mobile appliqué aux smartphones.

Même si elle
n'est définie de manière précise ni par les dictionnaires, ni même par Wikipedia,
la reconnaissance visuelle intègre les outils permettant d'identifier, par le
biais d'un lecteur (scanner, téléphone mobile muni d'un objectif), une image, un
cryptogramme, un objet, et tout ce qui peut être photographié et filmé. La
photographie de l'objet à identifier est envoyée dans une base de données qui la
déchiffre en la comparant à d'autres objets inclus dans sa base, et renvoie
ensuite à l'utilisateur l'identité de l'objet photographié. Prenons quelques
exemples concrets.
MILLIONNAIRE
EN 4 MOIS. Ca s’est passé il y a un mois, sans créer de bruit. Google
rachetait Plink (plinkart.com), une petite entreprise arrivée à peine quatre
mois avant sur le marché avec une application basée sur la reconnaissance
visuelle et destinée aux smartphones fonctionnant sous Androïd. Le principe:
vous photographiez une œuvre d’art avec votre portable, la photo est transférée
dans la base de données de Plink, elle est étudiée grâce à des algorithmes et
identifiée par rapport à la même œuvre stockée dans la base de données, qui
renvoie ensuite en quelques secondes tous les détails sur l’œuvre. Pour les
jeunes entrepreneurs de Plink, le savoir-faire réside justement dans ces fameux
algorithmes. Le prix d’acquisition de Google n’a pas été indiqué, mais il ne
s’agit sûrement pas de quelques clopinettes. Identifier ainsi une œuvre d’art
peut paraître futile, mais avec un peu d’imagination et quelques gouttes
d’anticipation, on peut affirmer que la reconnaissance visuelle est la prochaine
révolution en marche, avec une foule d’applications pratiques dans notre
quotidien. Cela aboutira à la reconnaissance des individus.
EAN révélateur. Voici une application qui semble banale,
mais qui illustre bien que la reconnaissance visuelle s’installera dans notre
vie de tous les jours. Vous connaissez le code EAN (aussi appelé code-barre) que
vous retrouvez sur tous les articles des supermarchés. Il est illisible pour
nous, mais permet aux professionnels munis d’un scanner d’identifier précisément
chaque produit, opération nécessaire pour la gestion des stocks et la
facturation. Depuis maintenant, ce code vous sera également fort utile dans
l’achat de vos denrées alimentaires. Téléchargez l’application «Codecheck» sur
votre iPhone (elle existe aussi pour les autres smartphones). Ouvrez
l’application et dirigez l’objectif de votre téléphone sur le code-barre du
produit choisi. Quelques fractions de secondes plus tard, vous avez accès aux
informations complètes du produit (liste détaillée des ingrédients, tableau
nutritionnel), mais aussi des avertissements en cas de présence de substances
potentiellement allergènes ou d’origine transgénique.
Le QR-Code. Extrêmement populaire en
Asie, il est bizarrement encore peu utilisé en Europe. C’est ce petit carré
noir-blanc que vous voyez dans cette colonne. Le QR Code est un code-barres en
deux dimensions pouvant stocker jusqu'à 7 089 caractères numériques, 4 296
caractères alphanumériques (alors que le code-barre «traditionnel» ne peut
stocker que de 10 à 13 caractères. Il a d’autres avantages. D’une part chacun
d’entre nous peut en générer en quelques secondes (http://qrcode.kaywa.com,
http://delivr.com/qr-code-generator,
http://nfggames.com/system/qrcodegen.php) et le lire tout aussi rapidement à
l’aide d’un smartphone. Sur un iPhone, téléchargez par exemple l’application «QRReader».
Dans l’exemple du code imprimé sur cette page, visez le avec votre smartphone,
ce qui va immédiatement ouvrir la page web de ce même article sur la toile. Vous
trouverez bientôt ce code partout, sur les affiches, les publicités, les petites
annonces de votre journal (par exemple pour diriger le lecteur sur les photos de
la maison à vendre), les cartes de visite, et pourquoi pas au bas de certains
articles, ce qui vous permettra de réagir avec vos propres commentaires.
L’interactivité dans la presse traditionnelle passera sûrement
par ces étranges petits carrés !
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