 Après
56 années vouées à l'image et 70 publications publiées sous
son nom, Marcel Imsand est l'un des photographes les plus
admirés de Suisse romande. Nous sommes néanmoins en présence
d'un artiste secret. Sa réserve, son refus des modes, sa voie
solitaire malgré les foules qui se pressent à ses expositions
expriment une vie intérieure. Elle est «grâce», écrit à
Paris Jean-Luc Monterosso, directeur de la Maison européenne de
la photographie.
On croit connaître Imsand par des personnages qui furent ses
amis et inspirèrent des livres mémorables, Paul et Clémence,
Evelyne, Luigi le berger, les frères de
Vaulruz. On a aimé ses fêtes, ses enfants, ses paysans,
ses danseurs. Ses portraits sont entrés dans la chronique de
notre époque. On s'est abandonné au mystère de ses paysages
dans "Saisons du Léman" ou "Vaud vision de rêve".
On n'a pas oublié ses instantanés dans 24 heures. Ils firent
sa réputation.
Il manquait un ample ouvrage qui fasse percevoir dans sa
globalité cette oeuvre extrêmement diverse. En douze chapitres
(voir les illustrations plus bas), on trouvera en ces pages, dans une abondance
enchantée, limitée ici au noir et blanc, le monde de Marcel
Imsand. |
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