Sans
fanfare ni trompette, l'abbé Gilbert Perritaz, écrit comme il
parle. A «La Gruyère», on le connaît mieux sous le surnom de
«La Louise du perchoir».
Je me trouve à un dîner de confirmation, à
côté de François-Joseph, dit l'archiduc, curé d'Avry-devant-Pont.
Au menu, filet de truites fumées, cuisse de pintade à la sauce
Liliane, fromages, crème et meringues de Botterens. Excellent,
mais il faut faire vite. L'évêque doit être à Lausanne pour quinze
heures. Il aurait, me semble-t-il, préféré la rapidité d'une
fondue moitié-moitié.
On se raconte des histoires de curés, les potins qui circulent sur
certains originaux parmi eux, et dont je suis forcément. L'un
d'eux me lance: «Tu te fais vieux, Gilbert. Tu devrais utiliser
tes dernières années à écrire tes souvenirs, tu as côtoyé tant de
gens en quarante-cinq ans de ministère», J'ai haussé les épaules ;
j'ai toujours eu si peu confiance en moi.
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